Les 13 et 14 mars derniers, les 14 étudiants et étudiantes en M2 du master Gestion des archives et de l’archivage, accompagnée de Catherine Kikuchi, maîtresse de conférences en histoire médiévale, responsable pédagogique du master, et de Caroline Moine, professeure d’histoire contemporaine, intervenante dans le master, se sont rendus à Nantes afin d’effectuer un voyage d’étude et d’insertion professionnelle.
La promotion a été reçue par trois services d’archives sur place, qui ont pu leur présenter leur fonctionnement et leurs spécificités.
La matinée a commencé avec la visite du
Centre d’histoire du travail (CHT), où
Manuella Noyer (historienne et archiviste) et
Christophe Patillon (historien), tous deux membres salariés de l’équipe, ont pu présenter la particularité de ce centre associatif, conservant des archives issues des milieux militants et syndicaux. L’histoire de la structure, qui n’a pas toujours bénéficié de la présence d’une archiviste formée, et son mode de fonctionnement très différent des archives institutionnelles publiques ont permis de se confronter à un autre modèle de gestion des archives, à sa richesse et à ses difficultés.
Philippe Charon, directeur des
Archives Départementales de Loire-Atlantique, a ensuite reçu la promotion pour une discussion vivante autour des missions des archives départementales dans son environnement local et en lien avec les politiques du territoire. Les enjeux de valorisation, les relations avec les acteurs culturels du département mais également la mise en œuvre de l’archivage numérique ont donné lieu à des échanges riches.
Enfin, la journée s’est terminée par la visite du
Centre des Archives diplomatiques de Nantes (CADN) par sa responsable,
Agnès Chablat-Beylot, et par les archivistes en charge des différents services présentés. Les questions matérielles de conservation, qu’il s’agisse d’une situation de rapatriement d’urgence dans le cadre d’un conflit armé, ou des problématiques liées au manque de place ou aux risques des locaux, ont permis de rendre très concrètes la dimension sensible des choix liés à la conservation et du traitement des archives. La présentation des actions de valorisation des Archives diplomatiques ont également illustré la richesse des fonds et des possibilités ouvertes pour toucher le grand public.
La deuxième journée a été consacrée en matinée à une visite au
musée Jules Verne, ce qui a permis de se rendre dans un autre type d’institution culturelle. Le temps de midi a permis un temps de discussion avec les étudiants et étudiantes, afin de voir ce qu’ils et elles avaient retiré de ces visites et présentations.
Ces deux journées ont été un moment important dans la vie du master, permettant à l’ensemble de la promotion de se retrouver pour un moment plus informel avant les départs en stage mais également de confronter leurs connaissances et leurs expériences collectées durant les deux années du master à d’autres types d’archives ou à d’autres points de vue. Ce voyage a ainsi offert l’occasion précieuse de découvrir pour beaucoup un territoire d’une grande richesse archivistique et de rencontrer des professionnels d’horizons et de pratiques diverses, que nous remercions très vivement pour leur disponibilité et leur générosité.
Nous tenons également à adresser tous nos remerciements à la
Graduate School Humanités-Sciences du Patrimoine qui a permis de financer le transport, dans le cadre de son appel à projet 2025 « Visites de structures professionnelles », ainsi qu’à l’Institut d’Études Culturelles et Internationales, pour l’hébergement.
Légendes des photos :
Haut : Promotion des M2 GDAA et leurs accompagnatrices / Gauche : Promotion des M2 GDAA devant le bâtiment du Centre d’histoire du travail (photo prise par Caroline Moine) / Droite : Visite des Archives diplomatiques de Nantes (photo prise par Caroline Moine)